samedi 9 juin 2007

Du soleil plein la tête

Parce qu'il faut un début à tout, voici celui qui fût le mien dans l'univers des blogs. Je m'étais donné comme défi d'écrire à tous les jours pendant un an, et j'ai surpris bien des personnes en étant toujours fidèle au poste. Écrire est vite devenue une habitude, voir une drogue. Au fil du temps, les mots se sont fait mes alliées et transcrire mes émotions se faisaient de plus en plus facilement. J'ai laissé mes textes avec leurs fautes et leurs structures parfois maladroites. Pour rester fidèle à ce que j'étais et parce que ces mot sont le portrait de celle que j'étais.

Mais je suis encore. Ici.

17 Mars 2006

Parlez-moi de la pluie et du beau temps

Chaque jour, les mêmes personnes défilent dans ma chambre. Les couleurs d’uniforme changent, mais les même réflexions collent à leur peau. Le silence semble leur fait peur. Le silence qui enroberait leur travail et qui figerait leur acte. Il se batte contre lui chaque matin. Ils gagnent et moi je perds. Je perds ma tranquillité, moi qui aime les matins tranquilles vêtus de douceur et de câlins.

Je me force tout de même. Je mets ma vie en suspens quelques instants et j’essaie de leur répondre. J’entends les mots qu’ils glissent ici et là à chaque coup de vadrouille ou de torchons. Des mots au bout d’une seringue, d’une glycémie ou d’un coupon de cafétéria. Des mots inoffensifs, des mots pour combler leur malaise, pour socialiser.

Ces mots qui se veulent anodins me blessent. Ils se glissent de leur bouche à mes oreilles qu’ils infiltrent sans connaître mon histoire. C’est dissonant. Ça sille. Ça ne convient pas à ma réalité.
J’aimerais mieux qu’il me parle de la pluie et du beau temps, qu’entendre les quelques phrases qui me font hurler ces jours-ci. Des mots trop facile à dire, mais trop lourd de sens à mes oreilles.

À les entendre, je serais ici par plaisir. Parce que sinon, je prendrais exemple sur les autres et je serais en forme.

Moi qui croyais que ma stratégie n’aurait jamais pu être démasqué. Que j’aurais pu vivre encore dans ma belle suite royale gratuitement sans qu’on m’y jette à la rue. C’est raté…

Franchement !

Ok oui, je suis SPM et soupe au lait, en plus d’être ascendant susceptible, mais c’est pas ce qui a influencé ma réaction.

Je grossis leur pensée, mais c’est comme ça que je le reçois. En plein cœur et ça me déchire un peu, même si j’essaie de ne pas y porter attention. Plus que l’impression d’être jugée et perçu comme lâche, je suis déçu que tous les efforts mis dans ma vie passe dans l’ombre.

« Quoi t’as déjà été sur la liste de greffe ? »

Tout un miracle hein ? Surprenant pour une fille aussi lâche !

Je le sais ben qu’on ne me dit pas ces mots pour me blesser, mais chaque fois, ils me tuent.

Trop de choses me tuent dans ma vie, Comment se fait-il que je sois encore vivante ?


Au risque de m’assassiner, parlez-moi de la pluie et du beau temps. C’est moins risqué.

16 Mars 2006

Réflexion

Ma vie est une énigme dont ton nom est le mot
Victor Hugo

C'est beau, mais à qui je pourrais bien dire ça....

15 Mars 2006

Demain et les jours suivants....

Est-ce que demain finira bien ?
J’ai que dix ans, je n’en sais rien.


Mickey 3D


Je pense à vous deux et vous m’impressionner. Comment avez-vous fait pour être si présent sans vous perdre ?

Moi, je n’ai qu’une envie. Fuir.

Je ne suis pas égoïste, je veux seulement sauver ma peau.

Suis-je normal ?

15 Mars 2006

Je suis fière d'elle

Une étoile dans l’univers peut faire la différence. J’en connais une qui me surprend à chaque fois. Par sa folie mais, surtout par la détermination silencieuse qui l’habite. Elle se débat, toujours et encore et elle cherche l’amour qui lui ferait tant de bien.

Je la connais bien cette étoile. Cette étoile est un peu chacun de nous. Son quotidien est rempli de journée où elle navigue dans l’univers. Dans son espace, elle rencontre sur son chemin d’autres constellations. Certaines la plongent dans l’obscurité. D’autres l’éclairent de leur lumière. Elle, elle choisi la lumière. Elle veut briller encore longtemps.

Pourtant, elle croyait s’être perdue dans un trou noir. Autour d’elle, il n’y avait que du noir. Une noirceur opaque qui enlise tout être loin des rêves. Elle était hypnotisée par ce vide. Elle s’en sentait aveuglée. Figé, elle ne savait plus où aller, elle ne savait plus quoi faire. La peur semblait l’avoir paralysé.

Puis, un nouveau départ a sonné et lorsque la cloche a retenti elle est parti dans une course folle. Dépassant toutes les angoisses. Carburant aux rêves, elle a triomphé sur tout.

Cette championne étoile à gagné car elle a osé. Elle a osé continuer à espérer. Elle a osé entrevoir d’autres journées lumineuses. Elle a osé se donner les moyens d’arriver à sa destination.

Trop d’angoisses peu tuer. Il faut s’en libérer et évacuer.

C’est pour ça que ça pu ces temps-ci. C’est le grand ménage qui a lieu. Ça va passer, t’inquiètes pas !

J’ai confiance en toi ! Des surprises à la hauteur de tes espérances t’attendent !

15 Mars 2006

Histoire de "paget"

Vous voulez imaginer ce qu’est l’attente d’une greffe, vécue de l'intérieur ? L’angoisse, le désir et toutes les préoccupations que cela amènent ?

Je vous invite à aller lire le texte que mon ami Vincent a écrit. Il m'a bien m’a bien ému le p'tit maudit !

Je vous donne un aperçu.

Le foutu "paget"
Il est là, à ma ceinture, comme une épée de Damoclès qui peut s’abattre à chaque instant. Son silence grandit de jour en jour, il me nargue, m’épie. Il est libre, lui, de jouer le rôle qui lui plaît; il pourra devenir mon salut, mon sauveur, alors qu’il peut aussi être le messager de ma perte. Moi, je ne peux qu’attendre passivement, la tête sur le billot, comptant les jours, les mois.




Allez lire la suite sur à petites lettres majuscules.

C’est vraiment une belle lecture à s’offrir.

15 Mars 2006

Petit mot expresso

Minuit et une…ouf mettons que nous sommes encore le 14 pour quelques minutes.

Merci de me pardonner ce petit contre temps de quelques minutes.

Je me suis fait kidnapper avec plaisir. Quelques heures en liberté. Quelques heures avec une amie et un bon souper. Quelques heures à rêver, les doigts dans les couleurs. Une touche ici et là, et voici une nouvelle Jacynthe qui prend forme. La Jacynthe que j’imagine, celle que je suis. Celle remplie de folie. Celle qui a le crâne dur. Celle qui ne veut pas s’inquiéter.

« Quand est-ce que tu sors ? »

Une question qui me parvient souvent à mes oreilles ces jours-ci. Une question auquel je ne veux pas penser. Car je ne sais pas et, de toute façon, je ne veux pas savoir.

Pas que je m’en fous, mais je veux prendre mon temps. Mon temps à me reposer au lieu d’angoisser sur l’avenir. Le temps de rire au lieu d’être impatiente au cours des jours. Le temps de vivre parce que la vie est partout.

Je ne veux pas que les jours se dépêchent à partir. Je ne veux pas qu’ils se bousculent. Je veux les sentir et les respirer. Je veux les câliner et les chérir. Je veux les rire et les cajoler.

Je vis des bons moments où que je sois puisque mes amis me suivent dans mon quotidien.

Encore Merci.